Durcissement des sanctions pénales en cas de récidive : déchéance du droit de conduire de 3 mois au moins et 4 examens de réintégration
La modification de la loi sur la circulation routière, entrée en vigueur le 1er janvier 2015, renforce les sanctions pour les infractions graves, notamment en cas de récidive. Les contrevenants peuvent désormais faire face à une déchéance de permis d'au moins 3 mois et à des examens obligatoires, rendant la récupération de leur droit de conduire plus complexe. Découvrez comment ces changements impactent les conducteurs et les mesures à prendre pour éviter des sanctions sévères.

La loi sur la circulation routière a été modifiée par la loi du 9 mars 2014, entrée en vigueur le 1er janvier 2015.
Le législateur a décidé de punir nettement plus sévèrement les auteurs de certaines infractions parmi les plus graves en cas de précédente condamnation du chef de l'une de ces infractions moins de trois ans avant les faits.
Outre la peine d'emprisonnement ou d'amende prévue par la loi en fonction de l'infraction concernée, le juge sera en effet tenu de prononcer en outre une déchéance du droit de conduire de 3 mois au moins mais également d'imposer au contrevenant de réussir quatre examens avant de pouvoir récupérer son permis de conduire. Il s'agit des examens théorique et pratique du permis de conduire (à "repasser" donc...) ainsi que des examens médical (coût 92 €) et phsychologique (coût 311 €) organisés par l'IBSR.
Les infractions concernées sont les suivantes :
- excès de vitesse de plus de 40 km/h ou de plus de 30 km/h en agglomération ;
- délit de fuite ;
- infractions en matière de permis de conduire ;
- infractions du 4ème degré ;
- conduite en état d'intoxiaction alcoolique, d'ivresse ou sous l'influence de stupéfiants ;
- usage d'un détecteur de radars.
On précisera encore que si ce sont deux nouvelles infractions qui sont commises, la déchéance sera de 6 mois au moins et de 9 mois au moins si trois nouvelles infractions sont commises.
Synthèse pratique
Réponse rapide
En circulation routière, la stratégie repose sur les faits vérifiables: mode de contrôle, procédure suivie, pièces du dossier et contexte de l'infraction. L'objectif est de comprendre rapidement le risque juridique réel et d'organiser la défense de manière proportionnée, sans interprétation excessive.
Étapes de procédure
- Identifier la nature exacte de l'infraction (alcool, vitesse, permis, etc.).
- Vérifier la régularité de la procédure et des constatations.
- Rassembler les documents reçus (PV, convocation, décision).
- Préparer la défense et les arguments utiles avant audience.
Risques / points de vigilance
- Délais de recours manqués faute de réaction rapide.
- Dossier incomplet lors de l'audience ou de la contestation.
- Confusion entre prévention, estimation et situation pénale réelle.
FAQ courte
Un calculateur suffit-il pour prévoir la sanction ?
Non. Il donne un repère, mais la décision dépend du dossier complet et de la procédure.
Faut-il attendre l'audience pour préparer sa défense ?
Non. L'anticipation améliore la qualité des arguments et des pièces produites.
Les mêmes règles s'appliquent-elles partout ?
Le cadre légal est commun, mais l'appréciation dépend des faits et du tribunal saisi.
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