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Intérêts de retard et clause pénale en Belgique

2 min de lecture

Taux légal, taux contractuel, indemnité forfaitaire B2B et plafonds B2C : ce que vous pouvez réclamer.

Au-delà du principal impayé, une créance peut porter intérêts, clause pénale et, en B2B, une indemnité forfaitaire de recouvrement. Le calcul et la validité de ces accessoires dépendent du statut du débiteur et de vos conditions générales.

Intérêts de retard en B2B

Entre professionnels, les intérêts peuvent résulter :

  • D'une clause contractuelle (taux et conditions dans vos CGV)
  • Du taux d'intérêt légal en matière commerciale, applicable en l'absence de clause ou selon les règles légales

Le point de départ des intérêts est crucial : il est souvent lié à la date d'échéance ou à la mise en demeure, selon votre contrat et le Code civil. Une erreur sur cette date fausse l'ensemble du calcul.

Indemnité forfaitaire de 40 € (B2B)

Pour les créances B2B, une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement peut être due lorsque les conditions de la loi du 2 août 2002 sont remplies. Elle ne remplace pas les frais réels d'avocat ou d'huissier, mais constitue un minimum légal reconnu.

Clause pénale : attention à la rédaction

La clause pénale fixe une indemnité forfaitaire en cas de retard ou d'inexécution. Elle doit être claire, acceptée et proportionnée. En B2B, elle est fréquente ; en B2C, le contrôle des clauses abusives est plus strict.

Règles B2C (consommateur)

À l'égard d'un consommateur, le Livre XIX du Code de droit économique encadre les indemnités de retard. Notamment, une indemnité forfaitaire plafonnée s'applique dans certains cas, et des règles spécifiques encadrent le premier rappel (montant maximum, mentions obligatoires). Une clause pénale mal calibrée peut être réduite ou écartée.

Calculateur indicatif

Legalstreet propose un calculateur d'intérêts de retard intégré au hub recouvrement, basé sur les paramètres légaux en vigueur (taux mis à jour par période). Le résultat reste indicatif : seule l'analyse de vos CGV et dates exactes permet un chiffrage définitif.

Bonnes pratiques

  • Mentionner explicitement taux d'intérêt et base de calcul dans vos CGV
  • Conserver la preuve d'acceptation des CGV (bon de commande, case à cocher, contrat signé)
  • Mettre en demeure avant de réclamer certains accessoires
  • Distinguer B2B et B2C dès la première relance

Pour chiffrer une créance complète (principal + intérêts + pénalités), utilisez le récupérateur de créances.